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La gestion écologique des espaces verts

Marignier a adopté une gestion écologique des espaces verts afin de renforcer leur fonction d'accueil de la biodiversité. Cette nouvelle gestion transforme les espaces verts de la commune en espaces refuges pour tout un cortège d'oiseaux et d'insectes butineurs. Ainsi, la continuité biologique est possible entre les espaces naturels et les espaces verts communaux, participant ainsi à maintenir les corridors biologiques indispensables au maintien de la biodiversité. Les espaces verts ne sont plus seulement décoratifs, ils redonnent une place à la nature en ville.

Les principes de cette gestion écologique? La supression complète de tous pesticides et herbicides, et une gestion différenciée des espaces verts selon leur fonction.

Supression totale des pesticides et herbicides!

Les impacts des produits phytosanitaire sont considérables puisqu'ils ont pour objectif de tuer les organismes vivants. Leur utilisation implique une destruction de la flore et de la faune locale. Ainsi, l'impact sur les abeilles par exemple, est aujourd'hui extrêment inquiétant. L'impact des produit phytosanitaire se retrouve sur l'ensemble des chaînes alimentaires, des insectes jusqu'aux vertébrés tels que les oiseaux et les mammifères. N'étant pas biodégradables, ces produits toxiques sont stockés dans les organismes, et sont de plus en plus concentrés en remontant la chaîne alimentaire. Ainsi, c'est au sommet de la chaîne alimentaire, dans l'organisme des grands prédateurs (dont l'homme fait partie) que ces produits toxiques sont le plus concentrés.

La contamination des produits phytosanitaires se fait également par percolation dans les nappes phréatiques et les rivières, contaminant ainsi l'écologie des rivières et pouvant entraîner des pollutions chroniques de l'eau potable.

En les supprimant, la commune de Marignier favorise la santé des chaînes alimentaires: les insectes, à la base de ces chaînes, sont plus nombreux et ne sont pas toxiques pour les oiseaux et autres vertébrés qui les consomment. La pureté des nappes phréatiques et également préservée, car tout produit phytosanitaire finit un jour ou l'autre dans les nappes.

Désherbage manuel

La supression des herbicides est remplacée par un désherbage manuel. Si le gain écologique est indéniable, cela représente une surcharge de travail  qu'il faut compenser par un aménagement des temps de gestion des espaces verts selon leur fonction. Ainsi, les prairies et bords de routes sont tondues moins régulièrement, permettant de consacrer plus de temps à l'entretien des espaces d'agrément ou d'accueil du public.

Débroussaillage animal

Un troupeau pour débroussailler les espaces verts

Depuis le printemps 2010, Marignier expérimente le débroussaillage animal. Pour certains espaces verts les moutons, les chèvres et les ânes remplacent la tondeuse à gazon. Moins de machines, moins de pétrole, moins de bruit… cela va dans le sens d’une gestion plus rationnelle des espaces verts de Marignier. Plus simple, mais aussi plus performant. Les chèvres débroussaillent et les moutons tondent au plus près, même dans les endroits difficiles à atteindre avec une débroussailleuse. Le débroussaillage animal est par ailleurs idéal pour lutter contre les plantes invasives comme la renouée du Japon qui colonisent les berges du Giffre. Il complète les opérations d’arrachage pratiquées de mai à octobre par l’association Alvéole.
Ainsi, ne vous étonnez pas de croiser ces troupeaux mixtes de moutons, de chèvres et d’ânes sur les digues du Giffre et les collecteurs de la Bézière et de l’impasse des Perrières.
Les enfants seront ravis de voir ces troupeaux dans la ville, mais attention il y a une clôture électrique avec un faible voltage et pour la santé des animaux, il est interdit de les nourrir !

Consultez le reportage réalisé sur le débroussaillage animal

Fauches tardives pour aider les populations d'insectes butineurs à se maintenir

photo prairieLes prairies et bords de route sont fauchés tardivement à la fin du printemps afin de laisser le temps aux fleurs d'éclore, et de permettre aux insectes butineurs de refaire leur réserve à la sortie de l'hiver, au moment ou ils sont le plus affaiblis. Ces espaces peuvent ainsi participer à la pollinisation qui permet de maintenir la biodiversité.

Sur le plan esthétique, ces prairies champêtre affirment le retour du printemps en ville et rappel le caractère rural de Marignier.

Retour aux essences locales pour accueillir la faune locale

L'aménagement des espaces verts privilégie les essences locales, c'est à dire les espèces qui peuvent pousser spontanément dans la région, par oppposition aux espèces introduites. Ceal permet d'éviter les espèces invasives qui sont la deuxième cause de disparition d'espèces dans le monde. Ces essences locales et elles seules, permettent d'accueillir la faune locale. Ainsi, des centaines d'espèces utiliseront les saules indigènes dans leur cycle de vie, alors qu'un platane ou qu'un acacia resteront de quasi désert biologiques.

Par ailleurs, les plantes locales, adaptées au sol et au climat, sont à la fois plus simple et moins coûteuses d'entretien, ce qui facilite la supression des produits phytosanitaires.

Lutte contre les espèces invasives

arrachage de la renouée sur les berges du Giffre avec l'association AlvéoleLa renouée du japon est une plante envahissante qui colonise peu à peu les abords de nos cours d'eau. Elle étouffe et empoisonne les plantes en place et ne leur laisse aucune chance de repousser.  Les moyens de lutte sont très lourds à mettre en place, la plante se développant par le biais d'un système racinaire très profond (les rhizomes peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres !)
Afin d'éviter que la renouée colonise les berges du Giffre, un programme de lutte a été mis en place par la commune en 2009. Tous les lundis, la société Alvéole intervient pour arrcher les jeunes plants. Cet arrachage régulier des jeunes pousses permet d'affaiblir la plante en la privant de ses ressources aériennes (lumière, oxygène). Elle doit cependant être renouvellée sur plusieurs années consécutives pour se montrer afficace. Cet arrachage systématique et renforcé par le débroussaillage, avec le troupeau de la société Alpagazon.
En amont du Vieux Pont, un géotextile en fibres de coco a été fixé et des végétaux vont être replantés (cotonéasters et boutures de sol).
La lutte contre la renouée fait partie des axes de travail du futur Contrat de Rivière Giffre, qui sera porté par le SM3A.

Art de la composition et originalité des massifs d'agréments

photo square de NusA Marignier, le fleurissement de la ville rend hommage à la tradition haut-savoyarde qui fleuri ses balcons en signe de bienvenue. L'originalité de ses massifs et l'art de la composition sont une particularité de la commune, plusieurs fois récompensées "ville fleurie". C'est une composante importante de la qualité du cadre de vie, qui permet de mettre de la couleur et de la gaité dans les quartiers au retour du printemps.

Ainsi, la gestion écologique des espaces verts permet le retour de la nature en ville tout en maintenant les qualités ésthétiques et paysagères des massifs. Elle participe à l'amélioration du cadre de vie de Marignier.